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_________________________ PROVERBES ___________________________


Moto a titi mudumbu, moto e nde bebolo
on ne juge pas un homme par sa parole, mais par ses actes

Mama mǔna môngô natè na o dibôngô, ba mèndè bambèlè oa mô natè na o mulopo.
soulève ta charge jusqu'au genou, on t'aidera à la mettre sur la tête

Kwan° nde e yai peña
le passé enfante le présent

Ba si ma yôyè Nyambe, e ma tombea
on ne se moque pas de Nyambe, il peut frapper n'importe qui

Ngolowakè na ekôn ba ma timbisèlè mboa ka dibudu
l'égoïsme et la jalousie transforment un pays en poussière

Dikôm la muni na ñandi
le doigt et l'ongle sont inséparables, on ne peut pas détruire une amitié sincère

Mini mèsè mi si bèn mutè mô
tous les doigts n'ont pas la même taille

Dia diwô di si ma kaka dibomba
une seule main n'attache pas un paquet

O kati tè munja mwa ngando, o si yôyè banè ba dia o ñôi
si tu as déjà traversé le fleuve aux crocodiles, ne te moques pas de ceux qui nagent encore

Lungu e si m'ala o wèni dimuti di m'umbanô masao
le moustique ne se ballade pas là où la foule applaudit.

O si lom tè moto o musombo, o si ma wana esanj'angô kè ba n'aba sue
quand tu n'as envoyé personne à la pêche, tu ne présentes pas ton panier au moment du partage du poisson

Pai pô e si ma dua myôlô miba
une seule pagaie ne conduit pas deux pirogues

O ma pula tè pawa ngwèlè, sèlè koma musango na kéma
si tu veux débroussailler un coin de forêt, fait d'abord la paix avec les singes

Ba si ma toa madiba n'esanja, nde na mulonga
on ne puise pas l'eau avec un panier, mais avec un sceau

Mulema mu si bèn ewese, nde mu'e na mu'embamè buka dale
le coeur n'a pas d'os, mais il peut durcir plus qu'un rocher

Wuba e si m'andabè o esanja
on n'achète pas une poule dans un panier

O katisè tè muna mbô o yenè epas'a munja, a ma bupè nde oa
si tu fais traverser un chiot de l'autre côté de la mer, il te suivra

Mwen'a moto a si ma londisè duu
quelqu'un qui est de passage ne saurait remplir la fausse sceptique

La sônô di si ma suabè
la propriété d'une fourmi ne s'arrache pas

Ngiña mulema e buki bwanga
le courage est mieux que la magie

Ndôki e si ma bwanè, e m'olisè nde misô
la têtutesse ne tue pas, elle fait juste rougir les yeux

Môngô mwa bôlô mu si ma langwa myango ma njiba
le dos de la pirogue raconte pas le secret des profondeurs

Botèmètèmè nde bo salisè wuba myende
à force de rester debout, la poule a finit par voir ses pieds maigrir

Embamba njô e si bô maladi
la tanière d'un défunt léopard continue d'inspirer la terreur

Ngôkôlô mô na : lôndô le nde idiba
la chenille a dit : le grand voyage s'entreprend tôt le matin

Disô la mbodi nde di dôlônè ndongo
le piment ne convient qu'à l'oeil de la chèvre

Myôpi mèsè mi m'ondea o munja
tous les fleuves convergent vers la mer, nul n'échappe à son destin

Tôn diwô diwô nde di londè munja
c'est goutte après goutte que s'est remplit la mer

Bosadi bo titi diboa
la petitesse n'est pas une maladie

A ñi ngando mila o munja, o bomanè njô o mundi
il a fui le caïman dans la mer, il a retrouvé la panthère sur terre

Mbô ñibi tè, ba kè mbodi toy
lorsque le chien vole, on coupe l'oreille de la chèvre, par mauvaise foi

O dubè malôn°, mô pè ma dubè oa
honore tes valeurs ancestrales et elles te feront honneur

Mukô muka a si ma wôlô bwambo
le coupable est toujours très bavard

Ewudu ñe na mbodi a ma danô, mô pè nde muna a ma danô
l'herbe que la chèvre mange, est l'herbe que le chevreau mange

Ebabad'a ngingi nde e pôngisè janjo
c'est la piqûre de la mouche qui a inspiré le chasse-mouche; chaque mal entraine un remède

O tèmè o tongo nde ñông' a madiba e bwa oa e ?
on ne meurt pas de soif à côté d'une rivière

Dibum a bwesè mulopo
le ventre trahit la tête

Dibiè l'e nde njangi
le savoir est une collecte, le savoir se partage

Songa la bwam di dingabèlè na bedôbu ba masonga, di s'ambi bô
la dent saine entourée de dents carriées ne tarde pas à pourrir

Singi e puli nde jènè jita, mô nde e kwedi nô belèsi
le chat a voulu trop voir, c'est pourquoi, il louche

Mudumbu mô mu si ma busisè mbako
une seule bouche ne rend pas le verdict

Eloko nde e wèlè ngômô kumba
c'est la vieille corbeille qui a rendu le beau tambour orgueilleux)

Njôu e si ma wôlô bambè mbango
l'éléphant ne se fatigue pas de porter l'ivoire

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CONTES POPULAIRES DUALA :


CONTE 1 : WUDU (tortue) et NGOA (porc) - wudu na ngoa: la tortue et le porc

Il était une fois, dans un beau petit village, WUDU tortue et NGOA porc étaient de très bons amis.

NGOA était très riche, mais WUDU très pauvre. WUDU rendait constamment visite à son ami.

Un jour WUDU vint voir son ami NGOA et lui dit: " mon fils se marie dans deux lunes, j'ai besoin d'un peu d'argent pour organiser les festivités, voudrais-tu m'en prêter un peu, chèr ami ?" .

NGOA répondit : " mais biensur, mon ami !" Et il lui donna un peu d'argent.

Mais, les deux lunes passèrent, NGOA fut étonné de ne pas recevoir d'invitation au mariage du fils de WUDU, et ne vit pas non plus de cérémonies de mariage organisées. WUDU ne venait plus chez lui non plus.

Un matin, NGOA décida de se rendre chez son ami. En le voyant arriver, WUDU se cacha; NGOA dit : " Bonjour dame tortue, où est passé WUDU ? " ; et elle répondit : " Je ne sais pas, il doit être parti à la cueillette". Et NGOA rentra tristement chez lui.

Le lendemain, il revint chez WUDU, en le voyant arriver, le tortue se cacha, NGOA dit : " Bonjour dame tortue, où est passé mon ami WUDU ? ", et elle répondit : " il est allé nous puisser de l'eau fraiche". Et NGOA retourna tristement chez lui.

Les jours passèrent, NGOA se mit à s'impatienter, un jour, très en colère, il décida de se rendre chez WUDU dans le but de récupérer son argent. Chez les tortues, on ne s'attendait pas à cette visite subite. En voyant NGOA arriver, WUDU n'eut pas suffisamment de temps pour se cacher, il rentra dans sa carapace et dit à sa femme de s'en servir comme une pierre à écraser. La dame tortue se mit alors à écraser des condiments sur le dos de la tortue.

Voici que vint NGOA, il demanda d'une voix grave et menacante : " Où est passé ton époux la tortue", et la dame tortue répondit timidement : " il est allé à la pêche..."

Et NGOA réprit : " où est l'argent que je lui avais prêté ? " Puis il donna un violent coup de patte à la pierre à écraser de la dame tortue, ignorant qu'il s'agissait de WUDU. WUDU se retrouva de l'autre côté des buissons, il alla au marigot se nettoyer le dos, puis il pris le chemin du retour vers sa maison.

Arrivé chez lui, il trouva la dame tortue toute en larmes, celle ci s'inquiétait de ne pas retrouver WUDU vivant.

Il demanda : "Que se passe t-il ici ?", et la dame tortue répondit : " nous n'avons plus rien à manger, NGOA a jeté notre pierre à écraser et son contenue.

WUDU dit alors à NGOA : " retrouve donc la pierre à écraser de la dame tortue, ensuite, je te rembourserai ton argent.

Depuis ce jour NGOA fouille partout avec son grouin, les poubelles, les buissons, les mares de boues, à la recherche de la pierre à écraser de la dame tortue, espérant récupérer son argent.


MORALITE : Tô o tèngènè nde, bia wèlisanè, kè o ma timba kô muka.
Même si on a raison, il faut savoir être patient, sinon, on finit par avoir tort.


(© par Lily pour Duala Sun )




CONTE 2 : Kulucongo ( kouloutchongo )

Kulucongo était un jeune pêcheur. Il lui arrivait d'aller pendant des semaines en mer. Sa femme Ebumbu attendait un enfant.

Lors d’un long voyage en mer, Kulucongo laissa sa femme toute seule à la maison. Et un soir, elle mit au monde une belle petite fille, Diacongo.

Mais à peine avait elle enfanté que Mut’edimo, une femme fantôme surgit, et elle demanda à Ebumbu de lui donner l’enfant, et celle-ci refusa, et Mut’edimo lui confisqua son repas.

Ebumbu commençait à se plaindre de famine, et lorsqu’elle voulait prendre son repas, Mut’edimo lui en empêchait en lui disant : « choisit entre ton enfant et le repas ».
Et Ebumbu renonçait au repas. Tous les jours, au moment du repas, Mut’edimo venait confisquer le repas d’ Ebumbu. La jeune mère passa des semaines sans pouvoir se nourrir.

Mut’edimo lui disait à chaque fois : « si tu veux que je m’en aille , pour pouvoir manger, il te suffit de me donner l’enfant, tant que tu ne m’auras donné Diacongo, tu ne te nourriras pas »
Ebumbu répondait toujours : « jamais je ne te donnerai Diacongo », espérant de tout cœur que Kulucongo revienne le plus vite possible, car elle n’avait presque plus de lait.


Un jour, alors qu'il était sur sa pirogue, Kulucongo entendit un oiseau qui chantait :

« Kulucongo… Kulucongo… munj’angô a yai mboa
kolo kwaaa, kolo kwakwakwa, kolo kolo kwaaaa
Kulucongo… Kulucongo… mut’edimo e takisè munj’angô e
kolo kwaaa, kolo kwakwakwa, kolo kolo kwaaaa
Kulucongo… Kulucongo… munj’angô a yai mboa
kolo kwaaa, kolo kwakwakwa, kolo kolo kwaaaa ….»

( Kulucongo ta femme a enfanté, Kulucongo, une femme fantôme embête ta femme, Kulucongo ta femme a enfanté )


Kulucongo s’arrêta, il lança une pierre à cet oiseau, qui s’en fui aussitôt. Mais quelque temps après, l’oiseau revint et continua son chant.

Alors Kulucongo y prêta attention, il prit le chemin du retour vers sa maison.

Arrivé chez lui, il trouva Ebumbu complètement affaiblie, il avait ramené du poisson. Ensembles, il firent une pèpèsup au poisson, soupe de piment, et Ebumbu pu manger. Ils posèrent une casserole de soupe sur la table.

Le lendemain Kulucongo attendait derrière la porte avec une matraque, et Ebumbu était assise sur son fauteil habituel, quand Mut’edimo arriva. Elle demanda à Ebumbu s’il y avait une tierce personne dans la pièce, car elle sentait une odeur inhabituelle, ce n’était ni l’odeur d’Ebumbu, ni celle de la petite Diacongo.

Mais ebumbu répondit : « c’est le contenu de cette casserole qui a cette odeur ». Et mut’edimo lui dit : « donne moi donc l’enfant et je te laisserai manger » , suite au refus d’Ebumbu, la femme fantôme se mit à boire la soupe. Kulucongo sortit de sa cachette et l’assoma. Celle-ci se leva et disparu.

Kulucongo pu enfin avoir une vie tranquille avec sa femme Ebumbu et sa fille Diacongo.


MORALITE : Titimbè e ma wana tombwanè - La persévérance est bénéfique

(© par Lily pour Duala Sun )




CONTE 3 : Bekombo : Muna muloloma ( Bekombo : l'enfant commissionaire)

Békombo était un petit garçon qui vivait dans sa contrée, avec sa tante Ndomè. C'est lui qui faisait les commissions.

Un matin, Tanti Ndomè lui demanda d'aller lui acheter une aiguille. Bekombo acheta l'aiguille, mais sur le chemin de retour, il vit Edèmè, son ami, qui portait un sac de riz, il lui proposa de jouer un peu, et Bekombo cacha son aiguille dans le sac de riz d' Edèmè. Après les jeux, au moment de rentrer à la maison, Bekombo ne retrouva plus son aiguille dans le sace de riz, après des heures de recherche. A la maison, Tanti Ndomè lui dit: la prochaine fois, tu prendra un bout de tissu où tu accrocheras l'aiguille, et mettras ensuite dans la poche de ta chemise.

Le lendemain, Tanti Ndomè demanda à Bekombo d'aller lui acheter du beurre. Dès que l'enfant eu acheter une brique de beurre, il la mis dans la grande poche de sa chemise, mais comme il faisait assez chaud, le beure fondit totalement et tâcha sa chemise. Arrivée à la maison, il n'avait plus de beure. Et Tanti Ndomè lui dit : " la prochaine , s'il fait si chaud, prend un bocal d'eau fraîche, tu y mets le beure pour eviter qu'il fonde.

Un autre jour, l'on offrit à Bekombo une beau petit chiot, l'enfant cherche un bocal, avec de l'eau fraîche où il enferma le choit, arrivé chez lui, il présenta le boccal à sa tante, celle ci hurla d'inquiétude, elle lui dit : " la prochaine fois, si on t'offre un chiot, chercher une laisse, tu la lui attache autour du cou et tu le conduit à la maison".

Plus tard, Tanti Ndomè demanda à Bekombo d'aller lui acheter une grand gigot de mouton. A peine eut il acheté le gigot que Békombo chercha une corde bien solide, il attacha le gigot et se mit à le tremballer. Mais en chemin, des chien virent le garçon transporter de la viande, ils accourure, et en mangèrent. Arrivé à la maison, il n'y avait plus qu'un petit os au bout de la corde. Tanti Ndomè dit alors: " puisque tu comprend tout avec un peu de décallage, la prochaine fois, je ferai mes commissions moi-même."

MORALITE: Eviter de laisser quelqu'un reproduire les mêmes erreurs
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****************************** PLUS DE CONTES ****************************
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Editeur : L'Harmattan
Adresse : la librairie l'harmattan 16 rue des écoles 75005 Paris
Horaires : ouverte de 10h à 12h30 et de 13h30 à 19h.


1) Qui est dans la lune ? : résumé

Angèle Kinguè - Muriel Diallo
" Une belle soirée d'automne...
Sa maman étant en voyage, Antoine doit passer la nuit chez Sénami. Assis sur la vieille balancelle de la véranda, les voilà qui se régalent de pop corn tout en contemplant le ciel étoilé et une lune aussi ronde qu'un ballon. Mais quelles sont donc ces formes qu'Antoine distingue dans la lune ? Une incursion pleine de poésie au coeur de l'astre lunaire. "


2) La chèvre et l'oryx: résumé

Valérie Ewane - Michel Devoucoux
" Ce conte emmène le lecteur au coeur de la forêt en compagnie de Mbodi la chèvre et Mbudi l'oryx, pourvus tous deux de très longues cornes et amis inséparables. Tous deux auraient pu poursuivre leur vie paisible dans la forêt si la jalousie de Mbodi envers son ami n'avait poussé celle-ci à ourdir une vengeance..."


Bisicomta Njo Dibonè : Duta lao - sa photo

C'est un livre de conte d'environ un demi kilo, intitulé Märchen aus Kamerun ( ou contes du Cameroun), écrit en Allemand gothique par Oswald NJO DIBONE, publié à Strasbourg en 1889. Chaque conte s'étend sur une trentaine de pages ! Ce livre est traduit en Français et en Anglais. Suite à la publication de ce livre, l'empereur Guillaume II a anoblit Njô Dibonè, deux ans après le début de son règne. Il était désormais devenu Vicomte, ou " bisicomta" en Duala.

Oswald NJO DIBONE initia beaucoup d'Allemands à la langue Duala, notamment les linguistes Ernst DINKELACKER, Johannes ITTMANN, les frères Eli et Carl MEINHOF etc. ( Voir "quelques manuels"). Auparavant, il y a eu des publications, mais la plupart étaient religieuses. (BETILEDI BA BOSANGI: Bibèl, MYENGE MA BONAKRISTO : chants chrétiens dont beaucoup ont été traduites de l'Allemand...).

Le code électoral Camerounais est traduit en 7 langues locales, dont le Duala ( texte non disponible )

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Duala Sun ( language and culture) - Page 7 : proverbes - contes (Divers)    -    Auteur : Lily - Clara - Cameroun


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