Musique
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Au Sénégal, " Rap " est un mot qui sert à désigner certains djiins ou génies, il en existe deux types :

- les raps de Thialawer réputés très méchants qui effraient et menacent leurs victimes et dont on ne peut se défaire que grâce à une cérémonie de Ndeup ( nécessitant parfois des sacrifices de boeufs ou de chèvres );

- les raps de Matouli considérés comme moins inamicaux car n'exigeant pas de Ndeup et pouvant se satisfaire de sacrifices mineurs.

Tous veillent sur leur sujet après que celui-ci ai consenti au sacrifice demandé. Ils peuvent aussi lui donner des pouvoirs mystiques ou des pouvoirs surnaturels lui permettant de soigner des malades. Certains raps peuvent prendre une forme humaine et à la nuit tombée demander aux gens d'aller se coucher. Ils peuvent également soulever des enfants endormis dans une autre pièce pour les déposer au côté de leur mère.

Pas étonnant que dans un tel contexte, qui plus est dans un pays de longue tradition islamique et très au fait de tout se qui se passe outre-atlantique ( et donc bien-entendu des frasques et excès qui balisent le quotidien de certaines figures du Hip-Hop américain... ), le mouvement rap ai du débuter dans le pays sous des regards aussi sceptiques que désaprobateurs...

Au mieux, le Positive Black Soul passait pour une bande de joyeux excentriques. Aujourd'hui, force est de reconnaître qu'ils influencent l'évolution du mouvement rap au plan international.

On voit aujourd'hui tout le travail accompli par ces pionniers du Hip-Hop africain et pères fondateurs du mouvement rap au Sénégal. Très vite d'autres possee vont profiter de la brèche ouverte dans la suprémacie du Mbalax pour faire entendre leur voix : Daara - J, Sunu Flavor, Pee Froiss, Jant Bi, MC Lida, Black Mboolo, Domou Jolof, Rap'adio, Alif, Da Brains, Bok Sañ Sañ, Boul N'Baï, Peace N'Peace, Kocc Barma, Oum'son ou Banor - Z prennent d'assaut les boutiques du marché de Sandaga.

Des compilations commencent à sortir, appuyées par PBS puis par Sunu Flavor ( Tonton Mac est sans doute un de ceux qui ont fait le plus dans le domaine du soutien aux autres groupes ). La vague suivante est déjà opérationelle: Yatfu, Wa BMG 44, Bideew Bou Bess, Bamba - J - Fall, Leer Gui, Ndiaf - A - Ngara, Guëstu Bi ou V.I.B. ne tardent pas en effet à leur emboiter le pas.

Si plus d'une centaine d'albums ont déjà été publiés ( pour la totalité en cassettes, seuls quelques groupes ayant pu accéder aux CD ), la scène sénégalaise reste pourtant en devenir : on a recensé plus de 3000 groupes et l'underground est toujours en plein bouillonnement. Il parait incroyable qu'un possee tel que Xelmi Joe n'ai pas encore publié d'album malgrès sa prestation sur la compilation Senerap Freestyle - Act 2 et son aisance en live !




c un copien te moi il fait tu raggae il et ici au senegal et et cool avex moi


Gokh-bi System
En 1994, les frères Pape Bathie Pouye et Diasse Pouye et leur ami Mamadou Ndiaye de Pikine dans la banlieue de Dakar forment Gokh-bi System. Ils choisissent le Hip-Hop qui offre la parole aux sans voix des banlieues déshéritées pour dénoncer la pauvreté, les inégalités et l'injustice.

En 96 Gokh-bi ajoute à son Rap synthétique des instruments traditionnels avec l'arrivée de deux musiciens, Backa Niang aux percussions et Sana Ndiaye à l'ekonting, sorte de petite kora à trois cordes de Casamance. Puis le danseur Abdou Sarr apporte une énergie supplémentaire au Rap du groupe avec ses danses sénégalaises. Gokh-bi se démarque ainsi du mouvement Hip-Hop classique et l'emmène en tournée en 99 en Afrique de l'Ouest et surtout aux Etats-Unis où le groupe acquiert une bonne notoriété. En 2000 Gokh-bi tourne avec The Last Poets, des pères fondateurs du Hip-Hop, pour le Senegal-America Project Tour. The Last Poets participent au premier album de Gokh-bi System "Message From Home" sortie en 2001 aux US.
attation le rap c ma femmes


La musique est le point de départ de toutes les aventures humaines dignes de ce temps. Bruit de la marche et du soulèvement des esclaves, bruit des ventres affamés, bruit du dieu Cola qui fait clic puis clac pour libérer ses bulles. Réveille-toi mon frère, écoute le son de mes mots qui s'entrechoquent, je pars en impro pour déchirer ton si-ècle décharné, exsangue comme mangue pelée. OK FRED rentre dans la danse pour te présenter Daara J., original hip hop from Dakar, dans une langue originale H.I.P. H.O.P. !


"A leur débuts, faute de moyens, cela signifiait rapper sur quelques instrumentaux de rap français ou américain compilés sur une K7, quand ce n'était pas avec le seul soutien d'un beatbox ou de quelques percussions. En ce cas l'un d'entre eux chantait les parties mélodiques. (...) « Si La Vie N'est Pas Belle » commence ainsi par une harmonie empruntée à la musique zoulou ; « Boomrang » par une mélodie traditionnelle mandingue et pour l'occasion, Rokia Traoré, l'une des plus grandes divas de la musique malienne leur donne la réplique.
Mais la musique africaine, ou plutôt les musiques africaines, ne sont qu'une des multiples composantes du son Daara J, au même titre que le rap français ou américain, le reggae, le roots ou le dancehall, la soul, le funk ou encore la musique cubaine."


(Source : http://www.furax.fr/

Coup de foudre pour Daara J., fiers représentants d'un rap sénégalais aérien et fier de ses racines ! Coup de foudre pour ce hip hop différent du rap à la françoise, le rap des nègres blancs et des affreux négropolitains. Remember brotha' le "Dont' call me nigger whitey" des Sly & the Family stone !
Mais qui est sincère dans ce hip hop-là ?
Le rap à la française démonté à coups de langue furieuse par Mc Jean Gab'1, le rap des lascars qui mettent des robes de lopsas pour danser sur la scène des dancehalls médiatiques en remuant de la croupe comme des canards plaqués or ?
Heureusement comme les Svinkels, Daara J. est là, pour apporter son rap organique qui sent la harissa, un rap sincère qui ne refoule pas encore du goulot, un rap qui groove.
Quand hip hop non stop avait encore un sens !
Le hip hop en France n'a pas su trouver sa place entre récupération à coup de soirées VIP pornozobbées et de pouvoirs cash à la sky rock !
Dans les cendres du rap à la française, que faut-il déterrer ? Ntm, I am, Ministère Amer ? Que sont devenus ces chefs de file ?
Et quid des faux-espoirs de la Fonky family et consorts ? Bissa na bisso, sauce épicée pour taspés de supermarchés... Rhum negrita coupée à l'eau... Quid du Doc Gyneco, invité à Lacanau cet été, pour une soirée miss Bikini oh oui oh oui, et qui chante en play back, perd son pantalon et essaie d'embrasser une fille sur scène ?
Mais qui sont les nouveaux princes du hip hop ?



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www.cheikh-black-corner.sn (Musique)    -    Auteur : omar - Sénégal


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dernière mise à jour : 2006-03-08

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