
La musique est le point de départ de toutes les aventures humaines dignes de ce temps. Bruit de la marche et du soulèvement des esclaves, bruit des ventres affamés, bruit du dieu Cola qui fait clic puis clac pour libérer ses bulles. Réveille-toi mon frère, écoute le son de mes mots qui s'entrechoquent, je pars en impro pour déchirer ton si-ècle décharné, exsangue comme mangue pelée. OK FRED rentre dans la danse pour te présenter Daara J., original hip hop from Dakar, dans une langue originale H.I.P. H.O.P. !
"A leur débuts, faute de moyens, cela signifiait rapper sur quelques instrumentaux de rap français ou américain compilés sur une K7, quand ce n'était pas avec le seul soutien d'un beatbox ou de quelques percussions. En ce cas l'un d'entre eux chantait les parties mélodiques. (...) « Si La Vie N'est Pas Belle » commence ainsi par une harmonie empruntée à la musique zoulou ; « Boomrang » par une mélodie traditionnelle mandingue et pour l'occasion, Rokia Traoré, l'une des plus grandes divas de la musique malienne leur donne la réplique.
Mais la musique africaine, ou plutôt les musiques africaines, ne sont qu'une des multiples composantes du son Daara J, au même titre que le rap français ou américain, le reggae, le roots ou le dancehall, la soul, le funk ou encore la musique cubaine."
(Source : http://www.furax.fr/
Coup de foudre pour Daara J., fiers représentants d'un rap sénégalais aérien et fier de ses racines ! Coup de foudre pour ce hip hop différent du rap à la françoise, le rap des nègres blancs et des affreux négropolitains. Remember brotha' le "Dont' call me nigger whitey" des Sly & the Family stone !
Mais qui est sincère dans ce hip hop-là ?
Le rap à la française démonté à coups de langue furieuse par Mc Jean Gab'1, le rap des lascars qui mettent des robes de lopsas pour danser sur la scène des dancehalls médiatiques en remuant de la croupe comme des canards plaqués or ?
Heureusement comme les Svinkels, Daara J. est là, pour apporter son rap organique qui sent la harissa, un rap sincère qui ne refoule pas encore du goulot, un rap qui groove.
Quand hip hop non stop avait encore un sens !
Le hip hop en France n'a pas su trouver sa place entre récupération à coup de soirées VIP pornozobbées et de pouvoirs cash à la sky rock !
Dans les cendres du rap à la française, que faut-il déterrer ? Ntm, I am, Ministère Amer ? Que sont devenus ces chefs de file ?
Et quid des faux-espoirs de la Fonky family et consorts ? Bissa na bisso, sauce épicée pour taspés de supermarchés... Rhum negrita coupée à l'eau... Quid du Doc Gyneco, invité à Lacanau cet été, pour une soirée miss Bikini oh oui oh oui, et qui chante en play back, perd son pantalon et essaie d'embrasser une fille sur scène ?
Mais qui sont les nouveaux princes du hip hop ?
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