Société
tousazimut

BIENVENUE A VOUS SUR CET ESPACE. moi c'est yelinest. j'ai voulu ce site pour partager mes idées, mes sensations fortes, mes points de vue sur différents sujets avec tout le monde. C'est également pour moi un creuset pour discuter avec d'autres internautes, obtenir vos opinions sur des questions et sujets qui me passionnent, bref ce site me permet de m'ouvrir au monde et de découvrir les autres, un peu comment ils sont, comment ils pensent, comment ils conçoivent différentes choses, comment ils réfléchissent, ce qu'ils aiment, ce qu'ils n'aiment pas, leurs ambitions et tout et tout... je vous aime d'avance parce que vous avez pensé visité ce site.



Hymne National du Bénin

L'Aube Nouvelle

Refrain

Enfants du Bénin debout
La liberté d'un cri sonore
Chante aux premiers feux de l'aurore
Enfants du Bénin debout

Premier couplet

Jadis à son appel
Nos aïeux
Sans faiblesse
Ont su avec courage et ardeur
Pleins d'allégresse
Livrer au prix du sang
Des combats éclatants
Accourez vous aussi
Bâtisseurs du présent
Plus forts dans l'unité
Et chaque jour à la tache
Pour la postérité
Construisez sans relâche

Deuxième couplet

Quand partout souffle un vent de colère et de haine.
Béninois, sois fier, et d'une âme sereine,
Confiant dans l'avenir, regarde ton drapeau!
Dans le vert tu liras l'espoir du renouveau,
De tes aïeux le rouge évoque le courage;
Des plus riches trésors le jaune est le présage.
(Refrain)

Troisième couplet

Tes monts ensoleillés, tes palmiers, ta verdure,
Cher Bénin, partout font ta vive parure.
Ton sol offre à chacun la richesse des fruits.
Bénin, désormais que tes fils tous unis
D'un fraternel élan partagent l'espérance,
de te voir à jamais heureux dans l'abondance.
(Refrain)
Voici la traduction intégrale du texte du discours prononcé le mardi 20/01/2009 par Barack Obama lors de son investiture présidentielle. Lire la suite:

"Mes chers compatriotes,

Je me tiens ici aujourd'hui plein d'humilité devant la tâche qui nous attend, reconnaissant de la confiance que vous m'avez accordée, conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres. Je remercie le président Bush d'avoir servi notre pays, ainsi que de la générosité et la coopération qu'il a déployées pendant toute cette transition.

Quarante-quatre Américains ont désormais prêté le serment présidentiel. Les mots ont été prononcés alors que gonflaient les eaux de la prospérité et que reposaient les eaux de la paix. Pourtant, de temps à autre, le serment est prononcé alors que les nuages s'amoncellent et que les tempêtes font rage. Dans ces moments, l'Amérique n'a pas simplement continué grâce au talent ou à la vision de ceux qui sont haut placés, mais parce que nous, le peuple, avons gardé la foi dans les idéaux de nos prédécesseurs, et sommes restés fidèles à nos textes fondateurs.

Ainsi en a-t-il été. Ainsi doit-il en être pour cette génération d'Américains.

Il est entendu maintenant que nous nous nous trouvons au beau milieu d'une crise. Notre pays est en guerre, contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est sérieusement affaiblie, conséquence de l'avidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à opérer des choix difficiles et à préparer le pays pour une nouvelle ère. On a perdu des logements; détruit des emplois; fermé des entreprises. Notre couverture de santé est trop coûteuse; nos écoles laissent de côté trop de gens; et chaque jours apporte une nouvelle preuve de ce que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.

Voilà pour les signes de la crise, tels que les reflètent données et statistiques. Moins mesurable mais non moins profond est le minage de la confiance dans tout notre pays -la peur tenace de ce que le déclin de l'Amérique est inévitable, de ce que la prochaine génération doit viser moins haut.

Aujourd'hui, je vous dis que les défis qui nous attendent sont réels. Ils sont graves et ils sont nombreux. Ils ne seront pas facilement ni rapidement relevés. Mais sache-le, ô Amérique: ils seront relevés.

En ce jour, nous nous rassemblons parce que nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur, l'unité tendue vers un but commun plutôt que le conflit et la discorde.

En ce jour, nous proclamons la fin des rancunes mesquines et des promesses non tenues, des récriminations et des dogmes éculés qui ont trop longtemps étranglé notre politique.

Nous restons une nation jeune, mais pour citer les Ecritures, il est temps de "faire disparaître ce qui était de l'enfant". Il est temps de réaffirmer notre force de caractère; de choisir une histoire meilleure; de porter ce cadeau précieux, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse obtenue de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et méritons tous une chance d'aspirer à la plénitude du bonheur.

En réaffirmant la grandeur de notre nation, nous comprenons que la grandeur n'est jamais donnée. Elle doit être gagnée. Notre cheminement n'a jamais fait de raccourcis et de résignation. Cela n'a pas été le chemin des timorés, de ceux qui préfère l'oisiveté au travail ou ne recherchent que les plaisirs des richesses et de la gloire. Non, cela a été le chemin de ceux qui prennent des risques, qui agissent, qui font des choses -certains que l'on a célébrés mais le plus souvent des hommes et des femmes ayant oeuvré dans l'obscurité, qui nous ont guidés sur les chemins accidentés de la prospérité et de la liberté.

Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé les océans en quête d'une vie nouvelle.

Pour nous, ils ont sué sang et eau et conquis l'Ouest; enduré la morsure du fouet et labouré la terre dure.

Pour nous, ils se sont battus et sont morts, dans des endroits comme Concord et Gettysburg; en Normandie et à Khê Sahn.

Encore et encore, ces hommes et femmes ont lutté, se sont sacrifiés et se sont usé les mains au travail pour que nous puissions vivre une vie meilleure. Ils ont vu dans l'Amérique plus que la somme de nos ambitions individuelles; plus que toutes les distinctions de naissance, de richesse ou de clan.

C'est le cheminement qui nous continuons aujourd'hui. Nous demeurons le pays le plus prospère, le plus puissant sur Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et nos services pas moins demandés qu'ils ne l'étaient il y a une semaine, un mois ou un an. Nos capacités demeurent intactes. Mais le temps où nous résistions au changement, où nous protégions des intérêts étriqués et repoussions les décisions déplaisantes, ce temps est assurément fini. Dès aujourd'hui nous devons nous reprendre, nous secouer et nous remettre à construire l'Amérique.

Car où que nous regardions, il y a du travail à abattre. L'état de l'économie appelle une action audacieuse et rapide, et nous agirons, non seulement pour créer de nouveaux emplois, mais pour jeter les bases d'une nouvelle croissance. Nous construirons les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui irriguent notre commerce et nous relient. Nous rendrons sa place à la science et exploiterons les merveilles de la technologie pour améliorer la qualité des soins de santé et abaisser leur coût. Nous maîtriserons le soleil, le vent et la terre pour alimenter nos voitures et faire tourner nos entreprises. Et nous transformerons nos écoles, lycées et universités pour répondre aux exigences d'une nouvelle ère. Tout cela, nous pouvons le faire. Et tout cela, nous le ferons.

Certes, certains s'interrogent sur l'étendue de nos ambitions, laissent entendre que notre système ne peut pas supporter trop de grands projets. Ils ont la mémoire courte. Car ils ont oublié en effet ce que ce pays a déjà accompli; ce que des hommes et des femmes libres peuvent accomplir lorsque l'imagination rejoint le bien commun, et la nécessité, le courage.

Ce qui échappe aux cyniques est que le sol s'est dérobé sous eux, que les vieilles querelles politiques qui nous consument depuis si longtemps sont dépassées. La question que nous posons aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop large ou trop resserré, mais s'il fonctionne, s'il aide les familles à trouver des emplois décemment rémunérés, des soins à leur portée, une retraite digne. Si la réponse est oui, nous avons l'intention de continuer. Si la réponse est non, ce sera la fin de ces programmes. Et ceux d'entre nous qui gèrent les dollars publics devront rendre des comptes, pour dépenser sagement, changer les mauvaises habitudes et travailler au grand jour, parce que ce n'est qu'ainsi que nous pouvons restaurer la confiance cruciale entre un peuple et son gouvernement.

La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force bonne ou mauvaise. Sa capacité à générer de la richesse et étendre la liberté est sans égale, mais cette crise nous a rappelé que sans un oeil attentif, le marché peut échapper à tout contrôle et que la nation ne peut pas prospérer quand elle ne donne qu'à ceux qui sont prospères. Le succès de notre économie a toujours a toujours dépendu, non seulement de l'importance de notre produit intérieur brut mais aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à offrir une chance à toute bonne volonté, pas par charité, mais parce que c'est la plus sûre voie de notre bien commun.

Pour ce qui est de notre défense commune, nous refusons de faire un mauvais choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos pères fondateurs, confrontés à des périls que nous pouvons à peine imaginer, ont élaboré une charte pour établir l'état de droit et les droits de l'homme, une charte qui se poursuit dans le sang des générations.

Ces idéaux éclairent toujours le monde et nous n'y renoncerons pas par opportunisme. Aussi, à tous les autres peuples et gouvernements qui nous regardent aujourd'hui, des plus grandes capitales au petit village où naquit mon père: sachez que l'Amérique est l'amie de chaque nation et de chaque homme, femme et enfant qui aspire à un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts une fois encore à ouvrir le chemin.

Rappelez-vous que les générations précédentes ont tenu tête au fascisme et au communisme non par les seuls missiles et chars, mais grâce à de solides alliances et de fortes convictions. Ils ont compris que notre puissance ne nous protège pas seule, ni ne nous donne le droit d'agir à notre guise. Ils savaient que notre puissance grandit de son usage prudent; que notre sécurité émane de la justesse de notre cause, de la force de notre exemple, des qualités pondérantes d'humilité et de retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Guidés une nouvelle fois par ces principes, nous pouvons affronter ces nouvelles menaces qui exigent un effort encore plus important, davantage de coopération et de compréhension entre les nations. Nous commencerons par laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement méritée en Afghanistan. Avec nos vieux amis et nos anciens ennemis, nous travaillerons inlassablement à réduire la menace nucléaire, repousser le spectre du réchauffement de la planète. Nous ne présenterons pas d'excuses pour notre mode de vie, ni n'hésiterons à le défendre, et à ceux qui tentent d'atteindre leurs buts en semant la terreur et en massacrant des innocents, nous disons aujourd'hui que notre détermination est plus forte et ne peut être brisée; vous ne pouvez pas nous vaincre et nous vous battrons.

Car nous savons que le patchwork de notre héritage est une force et non une faiblesse. Nous sommes une nation de chrétiens et musulmans, juifs et hindous et non-croyants. Nous sommes issus de chaque langue et chaque culture venue de chaque coin de cette Terre; et parce que nous avons goûté à l'amertume de la guerre civile et de la ségrégation, et que nous sommes sortis plus forts et plus unis de cette épreuve, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines finiront par disparaître; que les frontières tribales seront bientôt dissoutes; qu'à mesure que le monde devient plus petit, notre humanité commune se révélera, et que l'Amérique doit jouer son rôle en ouvrant la voie à une nouvelle ère de paix.

Au monde musulman: nous cherchons une nouvelle façon d'avancer fondée sur notre intérêt mutuel et notre respect mutuel. Aux dirigeants à travers le monde qui veulent semer le conflit ou imputent les maux de leur société à l'Occident: sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous pouvez construire, et non sur ce que vous détruisez. A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en réduisant la contestation au silence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire. Mais que nous tendrons la main si vous voulez desserrer votre étau.

Aux peuples des pays pauvres: nous promettons de travailler à vos côtés pour que vos fermes s'épanouissent et que coulent des eaux propres; d'alimenter les corps affamés et de nourrir les esprits assoiffés. Et aux nations comme la notre qui jouissent d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre de rester indifférents à la souffrance au-delà de nos frontières; que nous ne pouvons pas non plus consumer toutes les ressources du monde sans nous soucier des conséquences. Car le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.

Quand nous regardons le chemin qui nous attend, nous pensons avec gratitude et humilité à ces courageux Américains qui, en ce moment même, patrouillent dans les déserts et montagnes reculés. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent à Arlington et murmurent à travers les âges. Nous leur rendons hommage non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté mais parce qu'ils incarnent l'esprit du service public; la volonté de trouver un sens dans quelque chose de plus grand qu'eux. Et en ce moment même, un moment qui définira une génération, c'est précisément cet esprit qui doit tous nous habiter.

Car quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, en fin de compte c'est sur la foi et la détermination du peuple américain que repose cette nation. C'est la bonté d'accueillir un étranger chez soi quand les digues cèdent, le désintéressement des travailleurs qui préfèrent travailler moins que voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de surmonter nos heures les plus sombres. C'est le courage du pompier qui se précipite dans un escalier enfumé, mais aussi la volonté d'un parent d'élever un enfant, qui en définitive décide de notre sort.

Les défis qui nous attendent sont peut-être nouveaux. Les instruments avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux. Mais ces valeurs dont dépend notre succès, l'ardeur au travail et l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, tout cela est ancien. Tout cela est vrai. C'est ce qui a fait la force tranquille du progrès au fil de notre histoire. Ce qu'il faut, c'est revenir à ces vérités. Ce qu'il nous faut aujourd'hui, c'est une nouvelle ère de responsabilité, la reconnaissance, chez chaque Américain, des devoirs que nous avons envers nous-mêmes, notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à reculons mais que nous saisissons volontiers, sachant bien qu'i n'y a rien qui satisfait plus l'esprit, qui forge plus la personnalité, que de nous donner complètement à une tâche difficile.

C'est le prix et la promesse de la citoyenneté.

C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous demande de définir un destin incertain.

C'est la signification de notre liberté et de notre foi, c'est la raison pour laquelle les hommes, femmes et enfants de toutes les races et toutes les religions peuvent partager les célébrations sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père il y a moins de 60 ans n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant peut aujourd'hui se tenir devant vous pour prononcer un serment des plus sacrés.

Marquons donc ce jour du souvenir, de qui nous sommes et de tout le chemin que nous avons parcouru. Dans l'année de la naissance de l'Amérique, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes se serrait près de feux de camps mourants sur les berges d'une rivière gelée. La capitale était abandonnée. L'ennemi avançait. La neige était teintée de sang. Au moment où le sort de notre révolution était le plus douteux, le père de notre nation a ordonné que l'on lise ces mots au peuple:

"Que l'on dise au monde à venir (....) qu'au coeur de l'hiver, quand seuls l'espoir et la vertu avaient survécu (...), la ville et le pays, confrontés à un danger commun, y ont fait face".

Amérique, face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés, bravons une fois encore les courants glacés, et affrontons les tempêtes qui surgiront. Que les enfants de nos enfants puissent dire que quand nous avons été éprouvés nous avons refusé que le chemin s'arrête, que nous n'avons pas rebroussé chemin ni faibli; et qu'avec les yeux fixés sur l'horizon et par la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté pour le remettre aux générations futures."
(ici,une petite histoire de moi bientôt)
(LES GRANDS NOMS)
Patrice Emery LUMUMBA

Biographie

Une éducation privilégiée
Patrice Lumumba est né le 2 juillet 1925 à Onalaua (territoire de Katako-Kombe au Sankuru) au Congo Belge. Il fréquente l'école catholique des missionnaires puis, élève brillant, une école protestante tenue par des Suédois. Il travailla comme employé de bureau dans une société minière de la province du Sud-Kivu jusqu'en 1945, puis comme journaliste à Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa) et Stanleyville (Kisangani), période pendant laquelle il écrit dans divers journaux. En septembre 1954, il reçoit sa carte "d'immatriculé", honneur chichement accordé par l'administration belge à quelques noirs (à peine 200 sur les 13 millions d'habitants de l'époque!).

En 1955, il crée une association "APIC" (association du personnel indigène de la colonie) et aura l'occasion de s'entretenir avec le roi Baudouin en voyage au Congo, sur la situation des congolais. Le ministre du Congo de l'époque, Auguste Buisseret veut faire évoluer le Congo et notamment mettre en place un enseignement public. Lumumba adhère au parti libéral avec d'autres notables congolais. Avec plusieurs d'entre eux, il se rend en Belgique sur invitation du premier ministre.

Le combat pour l'indépendance

En 1957, il est emprisonné un an pour une affaire de détournement de courrier appartenant à un européen (membre d'AMORC). Libéré par anticipation, il reprend ses activités politiques et devient directeur des ventes d'une brasserie. Le gouvernement belge prend quelques mesures de libéralisation: syndicats et partis politiques vont être autorisés.

Une brève carrière politique
Le MNC et ses alliés remportent les élections organisées en mai et, le 23 juin 1960, Patrice Emery Lumumba devient le premier Premier Ministre du Congo indépendant. Mais pour les autorités belges (et les compagnies minières, probablement) l'indépendance ne se voulait pas pleine et entière. Un bonne partie de l'administration et l'encadrement de l'armée reste belge et les soldats noirs se révoltent en tuant les officiers blancs et en violant les femmes belges.Pratiquement tout les cadres belges prennent la fuite- Lumumba décrète l'africanisation de l'armée et double la solde des soldats. La Belgique répond par l'envoi de troupes pour protéger ses ressortissants au Katanga (la région minière) et soutient la sécession de cette région menée par Moïse Kapenda Tschombé.

En septembre 1960, le président Joseph Kasa-Vubu révoque Lumumba ainsi que les ministres nationalistes. Lumumba déclare alors qu'il restera en fonction. A sa demande, le parlement acquis à sa cause révoque le président Kasavubu. Suite à un coup d'état, Joseph Désiré Mobutu prend le pouvoir, crée le Collège des Commissaires généraux et assigne à résidence les dirigeants congolais. Il est arrêté alors qu'il passait la Sankuru à Mweka et il est transféré au camp militaire de Thysville sur ordre de Mobutu. Le 17 janvier 1961, Lumumba, Mpolo et Okito sont conduits par avion à Elisabethville, au Katanga,et livrés aux autorités locales. Ils seront exécutés le soir même en présence de Tshombé, Munongo, Kimba et d'autres dirigeants de l'État du Katanga. Le lendemain, une opération sera menée pour faire disparaître dans l'acide les restes des victimes. Plusieurs de ses partisans seront exécutés dans les jours qui vont suivre, semble-t-il avec la participation de militaires, ou mercenaires, belges.

Il reste à ce jour le seul dirigeant politique librement élu de la RDC, dans l'attente des élections prévues pour 2006.

L'action des anciens colonisateurs en pleine guerre froide
On s'est beaucoup interrogé sur le rôle des puissances occidentales, des États-Unis en particulier dans la mort de Lumumba, sous le prétexte qu'il faisait craindre une dérive du Congo Belge vers l'URSS. En effet Lumumba fit appel aux Russes lors de la Guerre du Katanga car l'ONU ne répondit pas à ses demandes d'aide militaire pour mettre fin à la guerre civile. On sait aujourd'hui que la CIA a aidé financièrement les opposants à Lumumba et a fourni des armes à Mobutu.

Le gouvernement belge a reconnu en 2002, une responsabilité dans les événements qui avaient conduit à la mort de Lumumba: "A la lumière des critères appliqués aujourd'hui, certains membres du Gouvernement d'alors et certains acteurs belges de l'époque portent une part irréfutable de responsabilité dans les événements qui ont conduit à la mort de Patrice Lumumba. Le Gouvernement estime dès lors qu'il est indiqué de présenter à la famille de Patrice Lumumba et au peuple congolais ses profonds et sincères regrets et ses excuses pour la douleur qui leur a été infligée de par cette apathie et cette froide neutralité".


Conte du jour
Le Soleil engendra les poissons qui engendrèrent le Vent

Autrefois, il y a très longtemps, l'Homme ne connaissait pas le feu. Il ignorait de même ce qu'était le vent, car il ne l'avait jamais entendu souffler.Le firmament n'était pas très haut au-dessus de nos têtes. Nous pouvions le toucher de la main en nous haussant sur la pointe des pieds. Les royaumes du Soleil et de la Lune s'étendaient à perte de vue.


Ces deux génies y vivaient en bonne harmonie. Chacun prenait soin de ses nombreux enfants et faisait bénéficier les êtres humains de ses largesses. Le Soleil envoyait ses rayons sur la terre pour la réchauffer sans la brûler. Grâce à lui, ses habitants pouvaient faire chauffer de l'eau et cuire leurs aliments.

Cependant, les enfants de la Lune enviaient la progéniture du Soleil et, ne fut-ce l'interdiction de leur mère, ils se seraient empressés d'aller jouer avec eux.
Un jour, n'y tenant plus, trois enfants de la Lune, désobéissant à leur mère, s'approchèrent trop près du Soleil. Ils furent brûlés, carbonisés et ne revinrent plus.


Mère Lune se douta bien vite de ce qui était arrivé. Elle prépara sa vengeance... Un beau soir de pleine Lune, elle s'empara de l'un des enfants du Soleil et le plongea dans la mer. Comme il était brûlant, le froid de l'eau lui fit dégager une abondante vapeur, émettre un souffle puissant. En même temps, celui-ci se répandit aux alentours comme une brume persistante. Mère Lune pensant que la punition était suffisante voulut retirer l'enfant du Soleil de l'eau.


A sa grande surprise, elle vit qu'il se transformait. Ses yeux se fermèrent, sa bouche s'aplatit et s'ouvrit. Le premier poisson, Huêvi, qui signifie enfant du Soleil,venait d'apparaître. Satisfaite de cet exploit, Mère Lune voulut le reproduire une seconde fois. Elle réussit à persuader le Soleil de faire prendre un bain à ses enfants à lui, disant qu'elle ferait de même pour les siens.


Mais dès que les fils du Soleil entrèrent dans la mer, obéissant à un signal discret de la Lune, la tempête se leva. Les vagues chevauchèrent des montures fougueuses. Elles se couvrirent d'écume blanche, se bousculant les unes les autres comme pour jaillir hors de l'océan. Elles se dressèrent de plus en plus haut jusqu'à recouvrir tout ce qui respire.
Les enfants du Soleil n'échappèrent pas à la plongée générale. L'eau éteignit le feu qui constituait leur corps. Les enfants du Soleil se sentirent heureux et se mirent à s'agiter en tous sens.Ils ne voulurent plus jamais sortir de l'eau.
A leur tour ils étaient devenus poissons, Huêvi.


Quand ils s'aperçurent que cette nouvelle manière d'être était irréversible, ils poussèrent tous ensemble un soupir, d'étonnement et de soulagement. Le souffle qui s'échappa au même moment de leurs bouches allongées,fut assez puissant pour parcourir toute la terre. Puis celui-ci s'installa comme un phénomène permanent, ne cessant de tourbillonner autour d'elle. Ce fut là l'origine du vent.
Depuis lors, par jour de grand vent, les pêcheurs sortent leurs filets.


Ils espèrent une pêche fructueuse car le vent et les poissons sont toujours de connivence.Ils n'ont pas oublié dans quelles circonstances ils sont apparus pour la première fois en ce monde.

Extraits du "Caméléon bavard" de Dominique Aguessy,éditions Lharmattan (Bénin et Sénégal)
publié par Enaïle
(DEVINETTES)
1-Je suis ce que je suis. Dès qu'on prononce mon nom, je n'existe plus. Qui suis-je?

2-Je suis le centre de gravité.Qui suis-je?

3-Le matin je vais à quatre pattes, le midi je vais à deux pattes et le soir je vais à trois pattes. Qui suis-je?

Réponses:

1- le silence; 2-v; 3-l'Homme
(BLAGUE)
Une souris se promenait dans une église lorsqu'elle rencontra un chat. "Bonjour mon ami dit-elle au chat; Dieu a dit de s'aimer les uns les autres"; elle espérait que ce dernier lui ferait grâce parce qu'ils sont à l'église. Mais le chat lui répondit: "même à l'église on mange le corps du Christ".

Chers visiteurs,
Dans la page suivante, je vous propose de lire la réflexion d'un compatriote béninois (Alain KOKOUVI ) par rapport à ce qu'il appelé "Lettre ouverte D’olympe bhely-Quenum à YAYI Boni"
J'avoue que je n'ai pas personnellement lu ni entendu parler de cette supposée Lettre. Peut-être en avez-vous entendu parler, vous!
Mais les termes dans lesquels s'est exprimé l'auteur de la réflexion suivante me pousse à vous proposer ce texte qu'il a écrit et qui a été envoyé dans ma boîte électronique le 07/01/2009 à 20:27. Vous pouvez réagir par rapport à ce texte sur le forum. Lisez maintenant!

Lettre ouverte D’olympe bhely-Quenum à YAYI Boni : aigreur, REGIONALISME et décadence d’un écrivain AU SOIR DE SA VIE

Comme le ciel sait toujours bien faire les choses, je viens de lire, presque à la même période, la lettre ouverte d’Olympe Bhêly-Quenum adressée au Président de la République du Bénin, le Docteur Thomas Boni YAYI et le discours sur l’état de la nation que ce dernier a prononcé devant la Représentation Nationale le mardi 30 décembre 2008, à Porto-Novo, capitale du Bénin. Pour ma part, j’y ai vu peints deux tableaux différents : le premier, l’apocalypse et le second, celui de l’espérance.

Sans pour autant caresser le Président Béninois dans le sens du poil et lui jeter des fleurs, car il reste encore beaucoup à faire pour relever les ruines de ce pays (nos aînés, les vautours, l’ont allègrement dépecé et pillé à qui mieux mieux), je voudrais, par la présente, apporter ma modeste contribution au débat et apporter ma pierre à l’édification de notre patrie commune, le Bénin.

A l’école primaire, cela fait déjà plus de 40 ans, mes compatriotes qui avaient, à l’époque, la noble mission de me former pour faire de moi un bon citoyen nous forçaient, à coups de matraque, à mémoriser certains passages du roman « Un piège sans fin », ouvrage dont vous êtes l’auteur. A l’instar de mes camarades de classe, je l’avais fait, sans rien comprendre, mais dans le seul souci de ne pas donner l’occasion au maître de me labourer le dos à coups de cravache faite avec la peau de bœuf ou avec une courroie de motobécane ou de voiture, quand le maître était de bonne humeur. Par la suite, au collège et à l’université, j’ai finalement eu l’occasion, mes maîtres ayant fait du bon travail au primaire, de lire l’intégralité de vos publications. Félicitations, cher compatriote!

Cette fois-ci, j’ai lu avec appétit votre lettre, et c’est à travers elle que j’ai appris que vous êtes de « Gléxwé », Quenum par votre père et Agbo par votre mère. Je l’ai lue, non plus comme à l’école primaire, avec des coups de cravache, mais en homme libre au Bénin. Cependant, je ne puis, comme au primaire, ne pas, à travers ces lignes, exprimer ma douleur, dans la mesure où, cette fois-ci, ce n’est plus le maître, mais l’auteur lui-même, qui assène les coups. Chaque lettre, chaque syllabe, chaque mot, chaque phrase, bref toutes les phrases me rappelaient les coups de cravache du primaire, raisons de ma colère.

YAYI Boni est pour nombre de Béninois n’ayant pas été principaux acteurs et responsables des turbulences de la période 1960 à 1990, le début d’une ère nouvelle, celle de l’espérance. C’est la raison pour laquelle le peuple, comme un seul homme, avait décidé de prendre sa responsabilité. Pour son élection, chacun a joué sa partition, Monsieur Quenum, du nord au sud, et de l’Est à l’ouest du Bénin. Et, pourquoi pas, de l’extérieur ! Je parle de tous ceux-là qui ont fait ce choix audacieux et salutaire pour ma patrie que j’aime tant, je n’en ai pas deux. Ma reconnaissance à tous ceux-là qui ont contribué à l’avènement de cette ère, à tous ceux qui assument leur choix sans vouloir se faire « faiseurs opportunistes de rois » et qui accompagnent avec dévouement et patience le processus, sans rien attendre en retour. Ils sont des hommes de vision. Je vous prie de bien vouloir digérer cette légèreté, celle d’un compatriote né des années bien après votre « deuxième enfant », à l’exemple d’Henri Guaino. Je ne savais pas que vous étiez également l’homme qui sauva le journal français « Libération »

L’histoire nous a montré que les douze premières années de l’indépendance de notre pays n’étaient pas des années de gloire. Nous étions spécialistes des coups d’Etat. Nous aurions patienté et aurions laissé le président Hubert MAGA mettre en œuvre sa vision, que le Bénin ne serait pas à ce stade aujourd’hui. Mais nous avions préféré les coups bas, fait la promotion du régionalisme. Nous avions, à l’époque, décidé de « tuer » l’espérance de toute une nation. Tout cela, au nom de qui ? En tout cas, pas en notre nom.

Le budget de l’Etat est passé d’à peine 650 milliards à plus de 1200 milliards de FCFA en 2009, avec une forte mobilisation des ressources internes autres fois pillées par les hommes politiques aux abois. Ce budget a été voté à l’unanimité dans la nuit du 30 au 31 décembre 2008 à cause de la pertinence des actions programmées ;
Plus de 200 milliards de FCFA investis dans la ville de Cotonou. Cotonou fait la fierté des Béninois. Tout le pays est en chantier.

Près de 20000 personnes recrutées à la Fonction Publique en deux ans ;
Relance des filières agricoles ;
Gratuité de l’enseignement dans les écoles maternelle et primaire publiques depuis 2006 ;
construction de plus de 3500 salles de classe en deux ans et 6000 autres en cours ;
Recrutement massif d’enseignants ;

Tout ceci ne se fait pas avec 202 millions de FCFA dans les caisses de l’Etat. (Lire le discours sur l’état de la Nation). Un recul n’est-ce pas, Monsieur Quenum ?

En somme, les Béninois sensés savent que YAYI Boni est victime de sa rigueur dans la gestion des finances publiques. Le « petit a tout verrouillé », ont-ils l’habitude de dire. Pas de quoi alors s’attendre à être applaudi par ceux pour qui la fraude est devenue le sport favori. Il aurait laissé faire, qu’il serait pour eux le meilleur président. Nous nous connaissons tous, ici, au Bénin. Nous les avons tous pratiqués, à l’envers comme à l’endroit. Nous savons ce que chacun vaut et ce dont chacun est capable. Nous savons ce dont ils sont, ensemble, capables. Nous savons, par exemple, qu’ils ont voulu bloquer le Gouvernement, parce que la vitesse avec laquelle les choses changent du bon côté les inquiète (2011 avance à grands pas). Nous savons aussi que certains compatriotes n’ont rien d’autre à faire que de faire le tour des chancelleries occidentales pour discréditer Boni YAYI. Il n’y a rien de caché sous le soleil.

YAYI Boni, l’éboueur de la république, tâche pourtant indispensable pour un mieux- être, ne peut être applaudi par ceux qui ont rempli les caniveaux et les fosses. Il en a toujours été ainsi sous tous les cieux. Ils bouchent le nez et disent que l’éboueur n’est pas fréquentable, alors qu’ils sont responsables des odeurs nauséabondes. C’est ce à quoi on assiste au Bénin. Heureusement que ces espèces sont en voie de disparition. Quant à l’éboueur, il fait patiemment son travail salutaire. La Nation, elle, lui est reconnaissante. Ne dit-on pas souvent que le propre du génie est d’être de plus de vingt ans en avance sur son temps?

Certes, il reste beaucoup à faire, parce qu’on avait pris l’habitude, depuis que le Bénin s’appelait Dahomey, de ne pas faire chaque chose en son temps. Notre passé nous rattrape. La tâche est immense. Chacun doit jouer au mieux sa partition. A défaut d’être un homme d’action, faire des critiques objectives et non insulter. Le Bénin a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils, jeunes et vieux. Le Bénin a besoin de vieux sages et non de ceux qui, voyant le grand saut naturel vers l’inconnu arriver, son prêts à tout donner au diable, y compris leur gloire et leur pays, dans le seul et unique souci de vouloir retarder l’échéance.

Alain S . Kokouvi, sociologue



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