BIOGRAPHIE L.D.KABILA
La lutte politique de Laurent-Désiré Kabila remonte au début des années soixante de l’ethnie Luba. Après ses études secondaires, il se rend à Paris. D’août 1960 à janvier 1961, il lutte contre la gendarmerie katangaise dans les rangs de la jeunesse du Parti Balubakat (Jeubakat). Jason Sendwé, chef de la Balubakat, le parti qui regroupe les membres de leur ethnie commune, celle des Lubas du Katanga, remarque ses talents d’orateur et le nomme "colonel" des jeunesses, en fait des milices Balubakat au Katanga. Ces milices se rallient à l’insurrection déclenchée par les forces lumumbistes en 1964. D’après le témoignage de Che Guevara qui essaya d’appuyer les maquisards de Kabila établis à Fizi, sur les rives du lac Tanganyika en 1965, Kabila et son groupe étaient plus contrebandiers que rebelles. Guevara considérait qu’ils ne réussiraient jamais à se transformer en une force révolutionnaire. Le maquis de Kabila parvient à se maintenir pendant une trentaine d’années. Il ne dépasse pas les limites d’un territoire exigu et est relativement toléré par le régime mobutiste.
Durant la première guerre du Congo, la coalition (Rwanda, Ouganda) le place à la tête de l’AFDL. Mobutu Sese Seko est renversé en mai 1997. Après la fuite du dictateur, il s’autoproclame Président.
Le 16 janvier 2001, il sera assassiné sans aucun mobile apparent par son garde du corps Rashidi Kasereka. Le Docteur Mashako Mamba présent à cet instant, tentera vainement de le ramener à la vie. Le procès des auteurs présumés de l’attentat a été très contesté par la communauté internationale. Trente personnes ont été condamnées à mort, dont le colonel Eddy Kapend, mais à l’issue de ce verdict, on a affirmé aussitôt que l’enquête continuait.
Depuis sa mort, son successeur n’est autre que son fils Joseph Kabila.
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| Biographie Mobutu
Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga (né le 14 octobre 1930 – décédé le 7 septembre 1997), né Joseph-Désiré Mobutu, a été le second président de la République démocratique du Congo de 1965 à 1997 (le pays ayant été rebaptisé Zaïre de 1971 à 1997). Il fut surnommé « Le Léopard de Kinshasa ».
Débuts
Joseph-Désiré Mobutu naît le 14 octobre 1930 à Lisala au Congo belge quelques mois après le roi des Belges Baudouin Ier. Son père, Albéric Gbemani, cuisinier pour un magistrat colonial de Lisala, meurt alors qu'il a 8 ans et il est alors élevé par son grand-père et son oncle. Il poursuit ses études dans une école catholique. À l’âge de 15 ans, il est enrôlé dans la Force publique, l’armée coloniale belge, où des officiers blancs commandent des soldats noirs. À 16 ans, il se marie avec une jeune fille de 14 ans. Il obtient le brevet de secrétaire comptable à Luluabourg puis est affecté à l'état-major de la Force publique à Léopoldville en 1953.
La chute
Petit à petit, les méthodes du régime et le non respect des droits de l'homme le déconsidèrent aux yeux des démocraties.
Les finances publiques étant d'un coup exsangues, Mobutu lance le Zaïre dans une suicidaire politique de « zaïrianisation » de l'économie. Cette nationalisation brutale de l'économie a vu les chefs d'entreprises étrangers remettre leurs clefs à des membres de l'armée zaïroise venus faire appliquer le décret de zaïrianisation. Les entreprises devenaient ainsi pour un régime à bout de souffle un bon moyen d'acheter des fidélités. De nombreux bénéficiaires de la zaïrianisation, tous proches du régime, prirent ces entreprises pour leurs propriétés personnelles sans se préoccuper de leur gestion. La corruption fut ainsi de plus en plus endémique (on parle pour le régime mobutiste de « kleptocratie », littéralement « gouvernement par le vol »), dégradant la situation économique et sociale de l'écrasante majorité des zaïrois de façon dramatique. En tant que pion des américains, Mobutu envoie en 1975 face à la retraite militaire soudaine des portugais en Angola, ses troupes pour soutenir le FLNA contre la guérilla du MPLA qui déjà pris Luanda
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